Jusqu’ici Tout Va Bien Film Streaming VF

Jusqu’ici tout va bien (2019)

Une société de publicité branchée située en plein centre de Paris est depuis des années faussement déclarée en Zone Franche à La Courneuve, une domiciliation qui lui permet d’obtenir des aides et des exonérations de charges. Lors d’un contrôle, l’administration fiscale se rend compte de la supercherie et vient en informer le patron. Le deal est le suivant, soit la société paye des millions d’euros d’amende pour rembourser les aides qu’elle a indûment perçues, ou elle doit réellement s’installer à La Courneuve et on oublie la dette. Fred, le PDG, n’a pas le choix et déménage donc en banlieue avec ses salariés, tétanisés par cette arrivée en terre inconnue. Ils sont guidés dans cette installation par un jeune employé par la ville qui fait la sécurité de la zone franche dans laquelle ils s’installent.
Date de sortie : 2019-02-27
Genres : Comédie, Drame
Durée :
Par : Quad Films, Kiss Films, Ten Films
Acteurs: Gilles Lellouche, Malik Bentalha, Camille Lou, Karim Belkhadra, Annabelle Lengronne, Matteo Capelli

 

Bande d’annonce :Jusqu’ici tout va bien

 

A Cannes, jusqu’ici tout va bien (par Christophe Payet)

 

A Cannes, jusqu’ici tout va bien.

Vous imaginez bien qu’il est impossible cette semaine de livraison une revue de presse sur le cinéma … qui ne parle pas de Cannes.

Pas un journal n’échappe aux pages spéciales, cahiers spéciaux voire même numéros spéciaux.

Pendant une semaine, le cinéma n’existe tout simplement pas dans le monde ailleurs qu’à Cannes.

C’est d’ailleurs intéressant of d’observer comment on offre ce que nous sommes, à Paris ou en régions, que nous suivons de presse interposée.

This is a the story of the sinistres and glamours.

The first catégorie is to the title of Libération: «Les dents de l’amer». En savoir plus

Pour le journaliste Bruno Icher, il est effectivement «drôle d’ambiance à Cannes» et il ne pleut absolument pas. «Le cinéma français au café». Nous avons déjà parlé plusieurs fois dans la même revue de presse. Depuis la fameuse tribune de Vincent Maraval dans Le Monde, «This is not a not a week, journaliste, sans cinéastes, producteurs, techniciens, à titre individuel ou regroupés dans des syndicats, ne s’exprimant pas sur les dangers cinéma à grands coups de pétition et de vibrants appels aux pouvoirs publics. »

 

 

Les menaces sont diverses: négociation de la convention collective, rôle des chaînes de télévision et accords bilatéraux Etats-Unis – Europe. Alors forcément tout cela pèse sur la fête cannoise. Dans son livre des Inrockuptibles, Jean-Marc Lalanne a déclaré: «L’écosystème qui a rendu possible», le programme «Très désirable» du Festival, n’est pas «non plus».

Car «jusqu’ici tout va bien». Jean-Marc Lalanne reprend la célèbre réplique de La Haine de Mathieu Kassovitz. Cette phrase répétée par un personnage dégringolant du dernier étage d’un immeuble. Jusque ici tout va bien. «This is as a concept of cinema as art».

«Juste ici, tout va bien», Cannes, c’est aussi le glamour. Et dans la presse, du glamour, on a à revendre. Sur droit aux «in», aux «out», aux «haut» aux «bas».

Le Parisien nous régale par exemple sur «les amoureux du jour», du «couac du jour» (pour Leonardo DiCaprio qui a sa propre fête), du «clubbeur du jour» aube au VIP room de Jean Roch) et je passe sur le «rumeur du jour», les «copines du jour», la «belle équipe du jour» et la «revanche du jour».

 

 

 

Quotidiennement, le Parisien indique également la «note du jour» pour la montée des marches: comme ce 17/20 pour Brahim cite, «décolleté, euhhh, magnétique».

Dans Libération, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts ironisent avec leur malice habituelle sur ces soirées «glam et chic». «Ambiance colo» dans la soirée avec Canal +, sauf «on habillés de costumes (noirs), de chemises (blanches), de robes (décolletées) et de gueules pas rasées: le glam du chic. (…) Une jeune marquise s’ouvrant directement sur le chemin de la fête, (…) Le chic du glam ».

Mais les deux journalistes concluent leur billet d’un détail qui a toute son importance. Ils n’étaient pas à la soirée, mais ont «espionné depuis un écran d’ordinateur (les) réseaux sociaux». Car le vrai glam du chic, le vrai chic du glam, et bien c’est de twitter en direct ses aventures cannoises. Et de montrer que jusque ici, tout va bien.

Mais cette overdose de glam et de snobisme peut facilement s’agacer. Pour le comédien et l’humoriste François Damiens avec l’affiche de «Suzanne» et «Tip top», interview dans Libération: «Cannes, c’est pareil qu’une mousse au chocolat: il faut faire attention à pas trop en prendre».

Et sur Rue89, c’est le rédacteur en chef adjoint, Yann Guégan, qui pousse un vrai coup de gueule. «Le festival de Cannes, en fait, on s’en fout! Il s’énerve contre un «élitisme anachronique», contre ces films dont tout le monde parle, mais que personne ne peut voir. Et surtout, il a regretté les traditionnels marronniers de ses confrères: «On the decrira the obsedés of people perchés on escabeaux for apercevoir l’oreille de Brad Pitt, on s’amusera sur les mésaventures de l’apprenti nightanbule tentant de rentrer dans une soirée, sur les saillies que les badges des festivaliers sont de différentes couleurs, selon le statut social de celui qui porte ».

 

 

Et cela n’a pas manqué.

Dans le magazine du Monde, Marc Beaugé explique pourquoi «l’accréditation agit à Cannes comme un marqueur social important que chacun se moque d’un plaisir d’exhiber, trop heureux d’appartenir à une caste de privilégiés».

M Le Monde se demande alors qu’il est assez facile à approuver, alors que nous apprenons que le cinéma espagnol est au bord de la crise de crise et asphyxié par les politiques d’aérités.

Oui, vraiment, jusqu’ici, tout va bien.

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